Guy de Maupassant – Le parapluie

Для облечения работы с текстом, к нему подготовлены упражнения, которые помогут а) вспомнить перевод уже знакомых слов б) узнать новые слова.

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Как правильно работать с упражнением

  • Постараться самостоятельно вспомнить перевод предложенного слова, словосочетания, выражения.
  • Для проверки, посмотреть список под словом, выражением.
  • Если ваш вариант не совпал ни с одним из предложенных, выбирайте знак дефиса, чтобы зафиксировать это в статистике, которая покажет над чем надо работать.
  • Упражнение разбито на несколько блоков: 
    • слова (существительные, прилагательные, наречия..);
    • глаголы;
    • выражения (в которых может быть комбинация слов и глаголов из предыдущих частей);
    • предложения.

Guy de Maupassant - Le parapluie (фрагмент текста)

Lorsqu'il rentra le soir, sa femme, jetant un regard inquiet sur le parapluie, lui dit :

- Tu ne devrais pas le laisser serré avec l'élastique, c'est le moyen de couper la soie. C'est à toi d'y veiller, parce que je ne t'en achèterai pas un de sitôt.

Elle le prit, dégrafa l'anneau et secoua les plis. Mais elle demeura saisie d'émotion. Un trou rond, grand comme un centime, lui apparut au milieu du parapluie. C'était une brûlure de cigare !

Elle balbutia :

- Qu'est-ce qu'il a ??

Son mari répondit tranquillement, sans regarder :

- Qui, quoi ? Que veux-tu dire ??

La colère l'étranglait maintenant ; elle ne pouvait plus parler :

- Tu... tu... tu as brûlé... ton... ton... parapluie. Mais tu... tu... tu es donc fou !... Tu veux nous ruiner !

Il se retourna, se sentant pâlir :

- Tu dis ?

- Je dis que tu as brûlé ton parapluie. Tiens !...

Et, s'élançant vers lui comme pour le battre, elle lui mit violemment sous le nez la petite brûlure circulaire.

Il restait éperdu devant cette plaie, bredouillant :

- Ça, ça... qu'est-ce que c'est ?? Je ne sais pas, moi ! Je n'ai rien fait, rien, je te le jure. Je ne sais pas ce qu'il a, moi, ce parapluie !

Elle criait maintenant :

- Je parie que tu as fait des farces avec lui dans ton bureau, que tu as fait le saltimbanque, que tu l'as ouvert pour le montrer.

Il répondit :

- Je l'ai ouvert une seule fois pour montrer comme il était beau. Voilà tout. je te le jure.

Mais elle trépignait de fureur, et elle lui fit une de ces scènes conjugales qui rendent le foyer familial plus redoutable pour un homme pacifique qu'un champ de bataille où pleuvent les balles.

Elle ajusta une pièce avec un morceau de soie coupé sur l'ancien parapluie, qui était de couleur différente ; et, le lendemain Oreille partit, d'un air humble, avec l'instrument raccommodé. Il le posa dans son armoire et n'y pensa plus que comme on pense à quelque mauvais souvenir.

Mais à peine fut-il rentré, le soir, sa femme lui saisit son parapluie dans les mains, l'ouvrit pour constater son état, et demeura suffoquée devant un désastre irréparable. Il était criblé de petits trous provenant évidemment de brûlures, comme si on eût vidé dessus la cendre d'une pipe allumée. Il était perdu, perdu sans remède.

Elle contemplait cela sans dire un mot, trop indignée pour qu'un son pût sortir de sa gorge. Lui aussi, il constatait le dégât et il restait stupide, épouvanté, consterné.

Puis ils se regardèrent ; puis il baissa les yeux ; puis il reçut par la figure l'objet crevé qu'elle lui jetait ; puis elle cria, retrouvant sa voix dans un emportement de fureur :

- Ah ! canaille ! canaille ! Tu en as fait exprès ! Mais tu me le payeras ! Tu n'en auras plus...

Et la scène recommença. Après une heure de tempête, il put enfin s'expliquer. Il jura qu'il n'y comprenait rien ; que cela ne pouvait provenir que de malveillance ou de vengeance.

Un coup de sonnette le délivra. C'était un ami qui devait dîner chez eux.

Mme Oreille lui soumit le cas. Quant à acheter un nouveau parapluie, c'était fini, son mari n'en aurait plus.

L'ami argumenta avec raison :

- Alors, madame, il perdra ses habits, qui valent certes davantage.

La petite femme, toujours furieuse, répondit :

- Alors il prendra un parapluie de cuisine, je ne lui en donnerai pas un nouveau en soie.

A cette pensée, Oreille se révolta.

- Alors je donnerai ma démission, moi ! Mais je n'irai pas au Ministère avec un parapluie de cuisine.

L'ami reprit :

- Faites recouvrir celui-là, ça ne coûte pas très cher.

Mme Oreille, exaspérée, balbutiait :

- Il faut au moins huit francs pour le faire recouvrir. Huit francs et dix-huit, cela fait vingt-six ! Vingt-six francs pour un parapluie, mais c'est de la folie ! c'est de la démence !

L'ami, bourgeois pauvre, eut une inspiration :

- Faites-le payer par votre Assurance. Les compagnies payent les objets brûlés, pourvu que le dégât ait eu lieu dans votre domicile.

A ce conseil, la petite femme se calma net ; puis, après une minute de réflexion, elle dit à son mari :

- Demain, avant de te rendre à ton Ministère, tu iras dans les bureaux de La Maternelle faire constater l'état de ton parapluie et réclamer le payement.

M. Oreille eut un soubresaut.

- Jamais de la vie je n'oserai ! C'est dix-huit francs de perdus, voilà tout. Nous n'en mourrons pas.

Et il sortit le lendemain avec une canne. Il faisait beau, heureusement.

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